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PREAVIS DE GREVE MATIGNON 28/10/2010
22/10/2010Bagnolet, le 21 octobre 2010 Monsieur François FILLON 21 Rue Jules Ferry Premier Ministre 93177 Bagnolet Cedex Hôtel Matignon 01.48.18.88.29 01.48.18.88.95 57, rue de Varenne uff@unsa.org 75700 PARIS N/REF. ED/CD/64-2010 Objet : Préavis de grève de 24 h 00 pour le Jeudi 28 octobre 2010 Monsieur le Premier ministre, Par la présente lettre l’UNSA Fonction Publique dépose un préavis de grève de 24 heures, pour la journée du jeudi 28 octobre 2010, pour l’ensemble des fonctionnaires et agents publics des trois versants de la Fonction publique, ainsi que pour la POSTE. En effet, l’UNSA Fonction Publique entend, par cette mobilisation, rappeler que : • Il n’y a pas eu de véritable concertation ; • la remise en cause de l'âge légal à 60 ans et de l’âge du taux plein à 65 ans est inacceptable et injuste ; • la reconnaissance de la pénibilité s’avère incontournable ; • la question des nouvelles ressources reste pleine et entière ; • La situation de l’emploi se dégrade, notamment pour les jeunes et les seniors. Les orientations du gouvernement ignorent l'essentiel des exigences formulées par les organisations syndicales. Le gouvernement reste campé sur l'allongement de la durée de cotisations, sur le report des bornes d’âge et sur l’harmonisation entre le public et le privé, ce qui constitue autant d’incertitudes pour les agents publics dont les pensions seront inévitablement dégradées. En particulier, ceux-ci seront particulièrement touchés par : • L’augmentation du taux de cotisation • Le relèvement de l’âge de départ et l’allongement de la durée de services pour les catégories actives • La remise en cause brutale du droit à un départ anticipé pour motifs familiaux, accordé jusqu’à ce jour aux parents de trois enfants ayant 15 ans de service. • La restriction d’accès au minimum garanti. …/… L’UNSA Fonction publique continue à refuser ce projet de loi injuste qui va accentuer les inégalités, particulièrement entre les hommes et les femmes. Elle persiste à affirmer que cette réforme des retraites aurait nécessité un débat de fond et une véritable concertation, que le Gouvernement a clairement refusés. Elle dénonce par ailleurs les orientations actuelles du Gouvernement en matière d’emploi et de rémunérations dans la Fonction publique. Je vous rappelle qu’il appartient au Gouvernement d’utiliser la période de préavis pour relancer la négociation sur la base de propositions nouvelles qui répondent aux demandes que nous avons formulées auprès de vous. Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’assurance de ma considération distinguée. Elisabeth DAVID Secrétaire Générale